Balades curieuses autour des « Mégalithes » de Porspoder

posté le 08/11/2021 par Camille vue(s)279

Sortie du 7 novembre, à la presqu'ile Saint Laurent

Sortie du 7 novembre, à la presqu'ile Saint Laurent

L'un des menhirs de Porz an Verret

L'un des menhirs de Porz an Verret

Four à goëmons

Four à goëmons

Ile d'Yoc'h depuis la Salle Verte

Ile d'Yoc'h depuis la Salle Verte

Yvan Pailler sur le site de production de sel à la période gauloise

Yvan Pailler sur le site de production de sel à la période gauloise

Cabane de goémoniers

Cabane de goémoniers

Salle verte

Salle verte

Blockhaus

Blockhaus

File de menhirs de Porz an Verret

File de menhirs de Porz an Verret

Balades curieuses autour des « Mégalithes » de Porspoder

posté le 08/11/2021 par Camille vue(s)279

Les dimanches 12 septembre et 7 novembre, l’association Agit’Glaz a organisé deux balades curieuses autour des « Mégalithes » à Porspoder. Qu’elles se fassent en vélo ou à pied, ces sorties ont été riches d’échanges entre les archéologues Yvan Pailler et Clément Nicolas et les amateurs et curieux. Elles ont permis de sensibiliser jeunes et moins jeunes au riche patrimoine mégalithique de Porspoder mais aussi à l’importance de son environnement.

En septembre, la visite s’est déroulée dans les terres, la culture des maïs rendant l’accès inaccessible à certains menhirs les plus monumentaux (pourtant classés monuments historiques), bien qu’ils ne soient pas très éloignés des bordures de champ, comme à Kerhouézel ou à Mezdoun. A Poulyot (dolmen) et à Saint-Dénec (ensemble de 2 menhirs et dalle ornée de haches emmanchées), il existe un accès aux monuments mais l’espace est très restreint autour des monuments. Enfin, à Traonigou, une partie des menhirs de l’alignement de pierres dressées est noyée dans les ronces.

Bien que Porspoder possède l’un des plus riches patrimoines mégalithiques du Finistère, il est essentiellement connu d’un public d’initiés. S’il existe bien un fléchage des monuments, force est de constater qu’une partie de ce patrimoine n’est pas visible au plus fort de l’été ou qu’il faut le débusquer au détour d’un chemin.

Quant à la balade du 7 novembre, elle a été l’occasion de découvrir le riche patrimoine archéologique de la presqu’île Saint Laurent, remarquable à de nombreux égards : enceinte mégalithique, production de sel à la période gauloise, site défensif majeur à de multiples époques, chapelle St-Laurent et cimetière, installations goémonière, parcellaire ancien... Toutes ces traces d’occupations sont menacées car implantées dans un milieu fragilisé par les piétinements et l’érosion côtière.

Tous ces sites archéologiques, au même titre que les espaces naturels, méritent notre attention et que l’on en prenne soin en étant le moins intrusif possible car ils font la spécificité de notre territoire. A ce titre, certains secteurs de la presqu’île particulièrement érodés devraient susciter une réflexion entre gestionnaires, propriétaires et spécialistes du patrimoine, qu’il soit culturel ou naturel.